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QUESTIONS FREQUENTES

QUESTIONS FREQUENTES

 

OÙ SONT LES ÎLES ANDAMANS ? a

 

QUI SONT LES JARAWAS ? b

 

COMBIEN DE TEMPS SOMMES-NOUS RESTÉS AVEC LES JARAWAS ? c

 

POURQUOI ÊTES-VOUS SÛR DE NE PAS AVOIR TRANSMIS DE MALADIES AUX JARAWAS AU COURS DE VOS VOYAGES ? AVEZ-VOUS CHANGÉ LEUR MODE DE VIE ?   d

 

QU’EST-IL ARRIVÉ AUX AUTRES PEUPLES AFRO-ASIATIQUES DES ANDAMANS ? e

 

COMMENT LES AUTORITÉS INDIENNES ONT-ELLES RÉAGI LORSQU’ELLES ONT APPRIS QUE VOUS AVIEZ RENCONTRÉ LES JARAWAS ?  f

 

PLUS DE QUESTIONS g

 

 

OÙ SONT LES ÎLES ANDAMANS ?

 

Les îles Andamans sont situées dans l’océan Indien et administrativement rattachées au territoire des îles Andaman-et-Nicobar. La ville de Port Blair est la plus grande ville de ces îles et la capitale administrative du territoire. L’archipel comptent 204 îles (dont 38 sont habitées), situées entre le golfe du Bengale et la mer d’Andaman, à environ 200 km au sud de la Birmanie. Les îles comptent 314 239 habitants indiens et 420 Jarawas. Les îles Andamans abritent les derniers peuples afro-asiatiques du monde. Certains de ces peuples ont disparus comme les Grands Andamanais. D’autres sont quasiment éteints comme les Onges. Seuls les Jarawas et les Sentinelles ont réussi à résister et à préserver leur mode de vie. RETOUR 

 

QUI SONT LES JARAWAS ?

 

Les Jarawas sont l’un des derniers peuples afro-asiatiques des îles Andamans en Inde. Ce sont des pygmés. Ils sont chasseurs-cueilleurs et ils ont vécu dans un isolement total pendant des dizaines de milliers d’années. Les Jarawas sont les derniers descendants des premiers humains modernes qui, il y a environ 60 000 ans, ont quitté l’Afrique pour partir à la découverte du monde. Ils ne sont plus que 420 individus. Ils vivent en groupe d’une cinquantaine d’individus. Ils sont semi-nomades. Leur alimentation se constitue essentiellement de cochons sauvages, de tortues et de crabes ou de poissons qu’ils pêchent avec des arcs et des flèches dans les récifs coralliens. Ils collectent également des fruits, des racines, des tubercules et du miel. On sait très peu de choses sur l’histoire des Jarawas. Leur hostilité envers le monde extérieur les a préservés mais quasiment personne n’a pu étudier leur culture et leur langue. RETOUR

 

COMBIEN DE TEMPS SOMMES-NOUS RESTÉS AVEC LES JARAWAS ?

 

Nous ne pouvons fournir que très peu d’informations sur la façon dont avons contacté les Jarawas. Afin de préserver l’anonymat de nos sources et de nos guides, nous ne dévoilerons aucun détails et aucun noms. Ces dernières années, nous avons rencontré les Jarawas à plusieurs reprises durant de très courtes périodes, quelques jours à la fois. Suffisament longtemps pour apprendre l’essentiel et recueillir leur message. RETOUR

 

POURQUOI ÊTES-VOUS SÛR DE NE PAS AVOIT TRANSMIS DE MALADIES AUX JARAWAS AU COURS DE VOS VOYAGES ? AVEZ-VOUS CHANGÉ LEUR MODE DE VIE ?

 

Les Jarawas sont vulnérables aux virus, même les plus anodins, tels que la grippe ou la rougeôle. Bien évidement, nous avons pris toutes les précautions afin de ne pas leur transmettre de maladies. Nous avons fait tous les tests médicaux avant de partir en tournage afin d’être certains de ne pas être porteurs de virus. De plus, rencontrer les Jarawas n’est pas facile. Il faut marcher des jours dans la jungle et pour cela, il faut être en bonne santé. Enfin, nous n’avons pas changé le mode de vie des Jarawas. Cela fait déjà plus de dix ans que les gardes forestiers indiens leur fournissent de la nourriture, des gateaux, du riz, des outils, des lampes de poches avec des piles et de la lessive. C’est très simple de le vérifier puisque le ministère des Affaires Tribales des Andamans publie régulièrement la liste de ce qu’ils donnent aux Jarawas.RETOUR

 

QU’EST-IL ARRIVÉ AUX AUTRES PEUPLES AFRO-ASIATIQUES DES ANDAMANS ?

 

Les Jarawas ne sont malheureusement pas les seuls Afro-asiatiques en danger. Il y a déjà eu des précedents dramatiques. Les Grands Andamanais ont totalement disparu. Les Onges qui vivent sur l’Andamane du Sud ont déjà fait les frais de la politique d’assimilation du gouvernement indien. Au début du siècle dernier, ils étaient près de 2000 individus, aujourd’hui moins d’une centaine d’entre eux survivent dans la misère dans une réserve au nord est de l’Andamane du Sud. Le ministère des affaires tribales les a relocalisés de force dans cette réserve, les obligeant à se sédentariser et à vivre dans des maisons construites à cet effet. Ils leur ont fournit de la nourriture pour les empêcher de chasser. Cela a eu pour effet de les démoraliser et de leur faire perdre tout espoir au point que les femmes Onges sont devenues stériles. Malgré leur isolement au sein d’une réserve protégée, des braconniers ont réussit en décembre 2008 à leur fournir de l’alcool frêlaté avec du méthanol. Cet acte criminel a entraîné la mort six d’entre eux, quinze autres ont été hospitalisés suite à cet empoisonement. Depuis l’alcool s’est répandu au sein de leur petite communauté. Les Onges meurent en silence. RETOUR

 

COMMENT LES AUTORITÉS INDIENNES ONT-ELLES RÉAGIT LORSQU’ELLES ONT APPRIS QUE VOUS AVIEZ RENCONTRÉ LES JARAWAS ?

 

Après avoir terminé le tournage de notre documentaire avec les Jarawas, nous en avons informé les autorités indiennes des Andamans. Leur réaction ne s’est pas fait attendre. Ils ont immédiatement communiqué auprès de la presse indienne afin de lancer une campagne mensongère à notre égard. Nous avons été accusés d’avoir transmit des maladies aux Jarawas et d’avoir changé leur mode de vie en partageant le riz que nous avions emporté comme provisions durant le tournage. Toutes ces accusations sont fausses et non fondées. Mais cela ne nous a pas surpris etant donné que nous mettons en cause la politique de l’état indien envers les Jarawas et que nous les accusons de ne pas les protéger et de ne pas leur permettre de choisir ce qu’ils veulent pour leur futur en les empêchant de parler.

Certains activistes indiens et européens nous ont accusés de vouloir précipiter la fin des Jarawas en diffusant notre documentaire. Une organisation basée à Londres qui prétend protéger les Jarawas nous a même appelé à ne pas diffuser notre documentaire. D’après eux, le fait d’avoir pénétré sur leur territoire et de les faire connaître va entraîner un afflux massif de touristes.

Notre réponse est simple. Les Jarawas sont déjà en danger. Il y a déjà près de 500 touristes par jour qui empruntent la route qui traverse leur forêt. C’est plus que le nombre de Jarawas qui sont 420. Il est impossible de penser que les Jarawas seront plus en sécurité si nous les laissons disparaître dans l’indifférence et l’anonymat. Evidement, nous ré-affirmons haut et fort qu’il ne faut pas rencontrer les Jarawas. Nous l’avons fait dans le cadre de notre travail pas pour y passer des vacances, ni par curiosité. C’est au gouvernement indien, aux ministère des Affaires Tribles, au gouverneur des Andamans et aux gardes forestiers et aux policiers indiens qu’il revient de protéger les Jarawas et de stopper les safaris humains en fermant la route de la honte. D’ailleurs leur mission est clairement exposée dans le rapport annuel 2012-2013 du ministère des affaires tribales . Il y est écrit que leur mission est de « satisfaire à son obligation et sa responsabilité de conserver l’écologie et l’environnement de la réserve constituée par le territoire tribal et de renforcer le soutien aux indigènes adivasi (les Afro-asiatiques) afin de leur permettre de continuer de vivre tel qu’ils l’entendent et de préserver ainsi un patrimoine unique pour l’Inde et pour le monde. » Ne rien dire et ne rien faire ne sert pas les intérêts des Jarawas. Et il est surprenant pour ne pas dire choquant que des activistes qui disent vouloir les défendre, refusent qu’on leur donne la parole.

Enfin, la meilleure des preuves que nous avons eu raison de rencontrer les Jarawas et de leur donner la parole, c’est que depuis que les autorités indiennes sont au courant de notre tournage, la sécurité s’est renforcée autour de leur territoire. Une vingtaine de braconniers ont été arrêtés. Mais cela n’est pas suffisant.

Pour finir, nous déclarons qu’en réalisant ce documentaire et en le distribuant à travers le monde, nous ne cherchons pas à donner des leçons aux citoyens indiens, ni à stigmatiser l’Inde. Nous mettons en accusation le gouvernement indien, pas les citoyens de ce pays. L’Inde est devenu l’un des géants économiques de notre monde globalisé. L’Inde a les moyens de protéger les Jarawas et nous sommes certains que c’est aussi le souhait de la majorité des Indiens qui refusent de perdre ce patrimoine unique au profit de quelques politiciens et d’hommes d’affaires corrompus. L’Inde est la plus grande démocracie au monde. Les citoyens indiens ont la possibilité d’exprimer leur choix en votant. Mais pour voter, il faut savoir. C’est pourquoi, les autorités indiennes et une certaine presse à l’éthique douteuse veulent nous réduire au silence.

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